| Tribune | L’École de la 2ème Chance pourrait disparaître et ce serait une faute collective.

par Khadija NEMRI, directrice générale de l’École de la 2ème Chance Nantes Saint-Nazaire

« Je mesure la gravité de ce que j’écris. Je ne le fais pas pour dramatiser. Je le fais parce que c’est vrai, et parce que le silence ne servirait personne, ni les jeunes, ni les entreprises, ni le territoire. »

L’école de la 2ème Chance Nantes Saint-Nazaire existe depuis 16 ans sur ce territoire. Seize ans d’accompagnement, de résultats et de liens tissés avec des centaines d’entreprises locales. Aujourd’hui, notre modèle de financement est fragilisé. Dans notre école, les jeunes ont en moyenne 21 ans. Ils n’ont pas de diplôme, peu ou pas d’expérience professionnelle, et parfois aucune idée du métier qu’ils veulent exercer. Mais ils sont là. Ils se lèvent. Ils viennent. Et c’est déjà une forme de courage que le monde économique reconnaît déjà. Ce courage a un prix. Littéralement.

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© Manon Beaulieu